Château Rauzan-Segla, un art de la vigne et du vin

Grand Cru Classé de Margaux en 1855, Château Rauzan-Ségla évolue depuis 1994 dans le giron de la Maison Chanel. Au cours de ces 30 dernières années, la propriété médocaine a retrouvé tout son lustre et s’est imposée comme précurseur à Bordeaux d’un style de vin plus frais, qui a aujourd’hui les faveurs des grands amateurs de vin.

La viticulture, un patrimoine et un savoir-faire français

À Rauzan-Ségla, on aime rappeler que si la Maison Chanel est propriétaire du Grand Cru Classé depuis 1994, le château s’appuie sur une histoire de près de 400 ans. Quatre siècles durant lesquels se sont forgés des savoir-faire, une fine connaissance des sols et une vision du terroir, comme le souligne Nicolas Audebert, Directeur Général de Château Rauzan-Ségla.

« Rauzan, c’est le patchwork extraordinaire margalais. Nous avons vingt et un types de sols, quatre cépages, cent cinquante parcelles. Dans les vins, nous avons un côté très symphonique. C’est par l’assemblage, que nous créons la complexité ».

Nicolas Audebert, Directeur Général de Château Rauzan-Segla

Si en 1994, Rauzan-Ségla était une belle endormie, des investissements importants ont permis de restructurer le vignoble, pour le ramener sur le devant de la scène. Une démarche qui s’inscrit dans l’approche globale défendue par la Maison Chanel, de préservation de savoir-faire artisanaux de haut-niveau. Depuis des décennies, la famille Wertheimer sécurise des métiers d’art, qui s’inscrivent dans le patrimoine français, et qui sont mis en valeur dans une Manufacture de Mode

« Pour Chanel, l’envie d’acheter des propriétés à Bordeaux n’était pas guidée par le plaisir d’accrocher des tableaux au mur ou de s’acheter des lettres de noblesse, ce n’était pas nécessaire. C’est vraiment le goût du vin et cette notion de préservation de savoir-faire de patrimoine qui est derrière ».

Nicolas Audebert, Directeur Général de Château Rauzan-Segla

Aujourd’hui, la Maison Chanel est présente dans plusieurs propriétés à Bordeaux, d’une rive à l’autre. Si Rauzan-Ségla trône sur la rive gauche, Château Canon (Premier Grand Cru Classé de Saint-Emilion) et Château Berliquet (Grand Cru Classé de Saint-Emilion) constituent des patrimoines de la rive droite. Férue de savoir-faire et de transmission, la Maison de luxe a dernièrement complété sa présence dans le vin en acquérant une propriété sur l’île de Porquerolles

Rauzan-Ségla, pionnier dans un style de vin plus frais

Si la Maison Chanel s’intéresse autant aux savoir-faire, c’est pour les préserver, mais aussi pour les voir évoluer. Et à Château Rauzan-Ségla, le patrimoine est un support pour l’innovation. C’est ce qui s’est passé pour le style des vins, comme le remarque Sébastien Moses, Directeur Général de Twins.

« Même s’ils font des vins qui reflètent extrêmement bien leur terroir, ils ont été précurseurs dans un style. Depuis une dizaine d’années, ils ont une approche qui est un peu différente de ce que l’on a pu connaître à Bordeaux. Ils sont dans une recherche de fraîcheur, avec des vendanges plus précoces et un fruit peut-être plus éclatant. Et aujourd’hui, ce style a conquis les consommateurs et les négociants ».

Sébastien Moses, Directeur Général de Twins

Cette évolution du style des vins est à mettre au crédit des équipes de Nicolas Audebert, qui lui-même dit s’appuyer sur le travail de ses prédécesseurs. Avec des moyens importants, le directeur général de Rauzan-Ségla explique avoir travaillé à faire ressortir tout le potentiel de la propriété. S’il n’a pas conduit une révolution, il dit avoir mené des évolutions. Fort de son expérience de dix ans sous les climats chauds et ensoleillés d’Argentine, Nicolas Audebert a appliqué dans l’appellation Margaux des savoir-faire acquis aux antipodes, pour préserver la fraîcheur du vin. Une succession « de petits détails », mais qui additionnés ont permis à la belle endormie de se réveiller. 

« Rauzan-Ségla a toujours été un terroir exceptionnel. Sauf que tu peux avoir la plus belle pierre au monde, si tu ne l’as pas taillée comme il faut, elle ne prendra pas bien la lumière. C’est ce qu’on s’évertue à faire ici. On part d’une base fantastique et on s’attelle à la mettre en lumière ».

Nicolas Audebert, Directeur Général de Château Rauzan-Segla

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